Amélie – Life after gastric bypass surgery

“Avant mon opération, je me privais de faire des millions de choses, de porter les vêtements que je voulais. J’me privais même d’aller dans certains endroits parce que le regard des autres pesaient lourd sur moi. Aujourd’hui, 90 livres en moins. Je subis encore cette pression là. C’est juste que la pression est différente.”

NOM: Amélie

ÂGE: 27

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D’aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours eu un surplus de poids. Et d’aussi loin que je me rappelle j’ai toujours plus ou moins bien vécue avec cela. Je cherche pas à trouver des excuses pour expliquer ma prise de poids, mais je sais que j’ai pas vraiment les bonnes méthodes pour gérer mes émotions. Après avoir perdu mon père du cancer et ma première grossesse, disons que j’avais atteint le maximum. Le maximum pour moi. Je précise parce qu’il y a des femmes qui ressemblent à ce que je ressemblais il y a quelques mois et qui sont heureuses. Pis c’est correct d’être heureuse, peu importe notre apparence physique, parce que ça nous appartient. En février 2016, mon médecin a rempli les papiers pour que je puisse subir une chirurgie bariatrique. 19 mois plus tard, j’avais subi une sleeve.

C’est triste parce que de nos jours, que tu sois grosse, mince, bien dans ta peau ou non. Il y aura toujours quelqu’un pour te faire sentir tout croche. Avant mon opération, je me privais de faire des millions de choses, de porter les vêtements que je voulais. J’me privais même d’aller dans certains endroits parce que le regard des autres pesaient lourd sur moi. Aujourd’hui, 90 livres en moins. Je subis encore cette pression là. C’est juste que la pression est différente.

On surveille ce que je mange, on scrute à la loupe les moindres changements sur mon corps, mais surtout, on me demande constamment mon poids. J’ai peut-être l’air de me plaindre le ventre plein (haha) mais c’est détails là ne regarde que moi.

Je n’ai pas pris la décision de subir une opération dans le but d’en parler constamment. J’ai pris la décision de me faire opéré parce que j’étais mal à l’aise, parce que des gestes de la vie courante était difficiles à accomplir, parce que j’aime mes enfants, mais surtout, pour finalement aimer qui je suis.

Je sais que je suis plus que de la chair, que je suis plus que le poids sur la balance pis que j’devrais pas m’arrêter à cela, mais pour moi c’était important. Pis aujourd’hui, quand je regarde les photos que Cassandra à prise un mois après l’opération, je sais que j’ai fais la bonne chose. Pas parce que mon apparence physique à changé. J’ai fais la bonne chose parce que maintenant je suis bien dans ma peau, pis ça me permet de regarder ses photos là pis de trouver qu’il y a 5 mois, j’étais pas pire belle aussi.